lundi 8 juin 2009

Bruges-la-Ville


Bruges est l'une de ces villes qui semblent vivre hors de l'espace. Sitôt sortis de l'autobus qui nous transporte de la gare à la grande place, un tout autre univers s'offre à nous. Nous voici plongés dans un monde aux couleurs médiévales. « Tous les chemins mènent à Rome » dit-on. Ici, tous les chemins mènent au Beffroi, cette grande tour qui marque les heures. De ce poste convergent de charmantes petites rues. Il suffit alors d'en choisir une avant de se laisser emporter par les mille et un attraits qu'elle a à nous proposer: boutiques de dentelles, chocolatiers, terrasses où découvrir une nouvelle bière...


Parfois, au tournant d'une allée, apparaît un canal que surplombent de leurs longues branches de magnifiques saules; Bruges est « la Venise du Nord ». Au cours de cette balade, il faut se laisser saisir, il faut tourner et se retourner afin de trouver LA maison qui nous fait rêver: une au toit fignolé comme de la dentelle, une autre parée d'or ou encore, une qui donne sur l'étroit cours d'eau où nagent des cygnes; il ne suffit que de choisir.


Bruges est une ville historique, une ville touristique. Promenades en chevaux ou en bateaux y sont proposées. Gens d'ici et d'ailleurs viennent s'y balader. On photographie, on visite; tout bouge et s'anime. Pourtant, sous un ciel gris d'où tombe une abondante pluie, la ville se vide. On la déserte. D'un seul coup tout est plus calme, tout est plus beau. Bruges reprend alors un air chargé de nostalgie d'où semble émaner la soif d'un passé qui autrefois l'a fait vivre, qui un jour l'a aussi enivrée.

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