Bruges-la-Morte est un roman de Georges Rodenbach, dans lequel la ville de Bruges est considérée comme un personnage. Il se rattache au courant symboliste qui accorde plus d’importance aux sens qu’à la raison, en créant plusieurs images évocatrices. Par exemple, dans Bruges-la-Morte, le personnage principal, Hugues Viane, vit le deuil de sa femme à travers ce que la ville lui inspire: Bruges devient maîtresse, amante, femme. Elle est porteuse de tristesse et de nostalgie, repère gris des âmes en peine.
À partir de la lecture de ce roman, nous avons fait une excursion d’une journée à Bruges pour nous immerger dans l’esprit de Bruges-la-morte. De cette balade sont nées de multiple impressions qui, combinées à la lecture du roman, ont conduit à l’écriture d’un poème symboliste, Bruges-la-Belle, qui présente une autre facette de la ville que celle rencontrée dans le roman. Bruges y devient donc une femme séduisante attendant éternellement l’homme qui lui ramènera le soleil.
Audrey
Oh que de souvenirs montent en moi, qui datent de 1993, où j'avais lu le petit roman de Rodenbach, que je me gardais de lire sur place pour "l'effet littéraire". Je lis vos récits. Merci de me rappeler à moi-même. On se redécouvre parfois par des chemins imprévus.
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