mardi 9 juin 2009

Liège, la mal-aimée




C’est à la suite de la rencontre avec Luc Baba – notre guide pour cette promenade urbaine -- que la découverte de la ville de Liège débute. Curieuse, je deviens une auteure à travers ces rues et ruelles. La ville s’offre à nous, magnifique, historique, inébranlable. On me conduit dans les coins et recoins, jardins, collines et rues commerciales. Quelque peu étourdie, perdue dans ce labyrinthe pavé qui tourne et retourne devant moi, je retiens plusieurs images intéressantes, qui se distinguent et diffèrent de celles retenues de Bruges et de Bruxelles. Un parc vert, surmonté d’une colline sauvage, traversées d’un simple sentier. Des ruelles d’à peine un mètre de large; des rues piétonnes et commerciales.

Je découvre Liège, non pas en tant que touriste, mais en tant que nouvelle venue, ou invitée: à la suite d’un liégeois, un auteur, un connaisseur. Je le suis toujours, lui, l’auteur, il nous dirige vers l’inaccessible, l’invisible aux inconnus et visiteurs venus d’ailleurs pour mitrailler le paysage de flash photographiques. Librairies, cafés et lieux historiques s’enchaînent et me charment; habitants et employés me répondent avec le sourire, comme pour une habituée. J’aime cette ville, je m’y sens familière; et pourtant elle conserve pour moi un mystère, celle d’un lieu en constant changement, qui s’ouvre devant moi infiniment, par ses ruelles, touristes et habitants permanents.

Liège, par une particulière configuration urbaine, offre une intéressante caractéristique qui se voit peu dans d’autres grandes villes, qu’elles soient européennes ou américaines : les espaces clos. Ici et là, des recoins aménagés savamment qui offrent aux habitants (la ville, cette mal-aimée belge, bastion de la Wallonie, est très peu touristique) des lieux de rencontre. Au centre de la ville, on s’y retrouve comme en un endroit protégé de la pétulance parfois dérangeante des bagnoles; un lieu qui se présente comme un quartier où les habitants s’arrêtent pour discuter, visiter quelques boutiques, boire un verre sur une terrasse où bouquiner sur un banc qui longe un des multiples espaces verts de la ville.

C’est de cet esprit que semble émerger le « carré » espace quadrilatère constitué de ruelles, séparé par un carrefour, où l’on retrouve une multitude de bistros, pubs, cafés, bars branchés et marchands de gaufres et de sandwichs. Dès le vendredi, les fêtards y font « le carré » : on se « poivre l’avaloire » en prenant un verre dans chacun des bistros, puis on peut, une fois l’ivresse accomplie, aller escalader les 380 marches des Escaliers de Bueren, puis les redescendre aussi rapidement.

Je comprends rapidement d’où provient l’inspiration de l’auteur qui me conduit toujours à travers cette ville impressionnante, qui propose un juste équilibre entre ville et impression d’un village. Entre ces quelques deux cent mille habitants, je me sens comme chez moi, et tire une inspiration particulière, moi aussi, d’une Liège culturelle et extravagante.

Audrey et Jocelyn

5 commentaires:

  1. En gros un peu moins spectaculaire que les autres villes que vous avez visité en faite?

    Toutes fois l'architecture reste toujours aussi intéréssante je trouve ( en regardant les photos )

    RépondreSupprimer
  2. Moins intéressante sur le plan architectural ou symbolique, mais plus intéressante sur le plan humain. C'est une ville où nous pourrions tous les quatre vivre, contrairement à Bruxelles ou Bruges.

    RépondreSupprimer
  3. Ok, la mentalité est vraiment différente en sois?

    C'est quoi la différence majeur entre ces endroit?

    RépondreSupprimer
  4. ah Liège est la ville de Belgique que je préfère, j'y ai quelques amis qui se sont évertués à me la faire découvrir les 6 mois que j'y ai passés. La bibliothèque de la ville est un lieu formidable, bien sûr autour de l'église, les petites rues marchandes, le chocolat Charlemagne, la Fnac, etc. vous me faites rêver. Jocelyn, à l'unif de Liège, le groupe Mu, et la amis de Popov, J-M Klinkenberg. Quel plaisir de vous suivre avec vos récits! et les vieux-miens s'entremêlant.

    RépondreSupprimer
  5. j'oubliais le beau bureau de poste où ça sentait la pisse tout le temps à l'entrée. (Mais le bureau de poste est beau pour vrai). proche de la Meuse. et le petit pont piétonnier.

    RépondreSupprimer